Maniema : les miliciens ont une semaine avant le début de l’offensive militaire

Maniema : les miliciens ont une semaine avant le début de l’offensive militaire

Le Président de la République accorde une semaine à tous les groupes miliciens actifs dans la province du Maniema de déposer les armes.

Le message a été lancé ce samedi par le Gouverneur du Maniema.

Le Gouverneur Auguy Musafiri a indiqué que tous les ressortissants du Maniema doivent privilégier la paix dans tous les sept territoires de la province du Maniema.

« Le Président de la République nous a demandé à ce que tous les Congolais habitants le Maniema qui ont pris les armes de déposer les armes comme ça s’est passé au Sud-Kivu en ce moment-là il n’y aura pas des poursuites pour tout le monde. On leur accorde une semaine, aujourd’hui, c’est samedi, jusqu’au samedi de la semaine prochaine. Dépassé ce délai, le Gouvernement central va prendre ses dispositions pour récupérer ses armes même par force » a fait savoir Auguy Musafiri.

A lui de poursuivre : « On demande à tous nos confrères de remettre les armes et ils seront libres de faire le choix. Ceux qu’ils veulent faire l’armée, ils peuvent aller s’inscrire, même cas pour ceux qui veulent faire la police, pour ce qui veulent devenir commerçant, ils peuvent vaquer librement à leurs occupations. Le président de la République ne veut pas des troubles. C’est pourquoi nous demandons à tous les parents de sensibiliser leurs enfants, frères, dépasser ce délai, ça ne sera pas agréable pour notre province, nous avons besoin de la paix » indique t-il.

La province du Maniema développe de plus en plus le phénomène groupes armés. Dans sa partie sud précisément à Salamabila dans le territoire de Kabambare, Maniema est infesté par le groupe armé « Malaika » depuis près de quatre ans sous la direction de Cheik Hassan Uzaifa Mitende. Ils procèdent aux kidnappings et aux attaques armées dans la zone.

Dans le territoire de Kailo, au secteur de Balanga, une milice locale insécurise la province. Active dans le parc de la Lomami, ce groupe armé a récemment exigé à l’Institut Congolais pour Conservation de la Nature (ICCN) de développer des activités alternatives pour la survie de la population locale mais aussi des projets d’intérêts communautaires notamment : la construction des routes, des écoles et hôpitaux. Les territoires de Kasongo et de Kibombo sont aussi partiellement menacés par l’activisme des miliciens locaux. Par ailleurs, le territoire de Lubutu a insécurisé par le général autoproclamé Mando qui opère dans le parc de Maiko.

Maniema : le nouveau chef de la police Ngoy Seguin veut travailler avec l’armée pour rétablir la sécurité dans les zones infestées par les miliciens

Maniema : le nouveau chef de la police Ngoy Seguin veut travailler avec l’armée pour rétablir la sécurité dans les zones infestées par les miliciens

Le commissaire divisionnaire adjoint Ngoy Sengelwa Seguin a officiellement pris sa fonction de commissaire provincial de la Police nationale congolaise (PNC) au Maniema mercredi 29 janvier. C’était lors de la cérémonie de prise d’arme organisée à Kindu sous la présidence du gouverneur Auguy Musafiri.

A cette occasion, le général Ngoy Sengelwa Seguin a affirmé que la police travaillera aux cotés de l’armée afin d’endiguer l’insécurité qui ronge plusieurs territoires du Maniema.

« Quoi que la province soit en proie à l’insécurité dans certains territoires, la police a une mission de sécuriser au-delà de cette insécurité. Nous devons veiller aux côtés des forces armées et tous les autres partenaires pour que la quiétude règne, pour que la sécurité règne et que les gens vaquent à leurs occupations comme voulu par les autorités nationales et provinciales. », a déclaré le général Ngoy Sengelwa Seguin.

L’officier général a aussi invité la population à prêter mains fortes à la police.

« La population doit compter sur la police, collaborer avec elle. La réforme nous demande de travailler avec la population. La population c’est un acteur et la police en est un autre, il faudra que les deux acteurs travaillent en synergie, en interaction et les résultats voulus seront rencontrés », a-t-il ajouté.

La province du Maniema développe de plus en plus le phénomène groupes armés. Dans sa partie sud précisément à Salamabila dans le territoire de Kabambare, Maniema est infesté par le groupe armé « Malaika » depuis près de quatre ans sous la direction de Cheik Hassan Uzaifa Mitende. Ils procèdent aux kidnappings et aux attaques armées dans la zone.

Dans le territoire de Kailo, au secteur de Balanga, une milice locale insécurise la province. Active dans le parc de la Lomami, ce groupe armé a récemment exigé à l’Institut Congolais pour Conservation de la Nature (ICCN) de développer des activités alternatives pour la survie de la population locale mais aussi des projets d’intérêts communautaires notamment : la construction des routes, des écoles et hôpitaux. Les territoires de Kasongo et de Kibombo sont aussi partiellement menacés par l’activisme des miliciens locaux. Par ailleurs, le territoire de Lubutu a insécurisé par le général autoproclamé Mando qui opère dans le parc de Maiko.

Chadrack Londe, à Kindu

Maniema : les 7 territoires + la ville de Kindu seront bientôt équipés de micro centrale hydroélectrique

Maniema : les 7 territoires + la ville de Kindu seront bientôt équipés de micro centrale hydroélectrique

C’est le Directeur Général de Hydro-Congo qui l’a annoncé à la presse locale au sortir de l’entretien qu’il a eu avec le Gouverneur de la province du Maniema. Jean Paul Kete est en séjour à Kindu depuis moins d’une semaine sur invitation de #AuguyMusafiri pour discuter avec ce dernier sur la faisabilité de ce projet.

La province du Maniema est l’une des provinces où la desserte en électricité est trop basse, seulement 3% de la population a accès à l’électricité des très mauvaise qualité. La ville de Kindu par exemple en reçoit qu’un mega watt, ce qui constitue un frein au développement industriel du milieu.

« Nous sommes là justement parce que nous sommes venus appuyer la province du Maniema; Nous avons mis sur la table du Gouverneur une solution pour résoudre ce problème de desserte en électricité » annonce Jean Paul Kete.

La solution dont parle JeanPaul concerne les sept territoires de la province du Maniema.

« Nous allons installer des micro centrales hydroélectriques dans les sept territoires de la province du Maniema pour permettre à la population d’avoir accès à l’électricité directement dans le plus bref délai suivant le calendrier qui va être ensemble avec les autorités de la place. » indique t-il.

Une commission spéciale a été mise en place par les autorités provinciales pour étudier ce problème et donner vie à ce projet. « Si nous démarrons les travaux, cela ne prendra pas beaucoup de mois pour finir la première centrale, nous avons été satisfait par la manière dont le Gouverneur s’implique dans ce projet et nous pensons démarrer le plus rapidement possible » renchérit le Directeur Général de Hydro-Congo.

Il faut noter que nous ne savons pas encore l’entité qui va financer les travaux de construction de ces micro centrales hydroélectriques, mais néanmoins, la province du Maniema n’est pas à sa première expérience dans des projets de construction des centrales électriques.

A lire : Maniema : toujours pas de date de début des travaux de construction du barrage hydroélectrique de 61 kilomètres

Avant la déchéance de Tutu Salumu Pascal, un projet de construction d’une centrale hydro-électrique à une soixantaine de Kilomètres sur la route qui mène vers Kalima était en cours. Des études de faisabilités étaient déjà effectuées et il semblerait que les fonds étaient déjà disponible, mais nous ne savons à quel niveau le Maniema en est avec ce projet.

Projet initié par le Gouverneur déchu Tutu SALUMU, la construction du barrage hydroélectrique de 61 kilomètres était censée résoudre le problème d’insuffisance d’énergie électrique que connaît la ville de Kindu.

En 2011, Joseph Kabila alors président de la Président avait dans son discours de campagne devant des milliers de Maniemiens promis la construction d’une centrale hydroélectrique dans la chute Kamimbi en amont du fleuve Congo, mais ce projet n’a jamais été concrétisé. Plusieurs ménages utilisent l’énergie solaire, parce que la centrale de Rutshurukuru (101 kilomètres de Kindu) ne dessert pas toute la ville régulièrement.

Maniema : le calvaire interminable des agents de l’ex-Sominki

Maniema : le calvaire interminable des agents de l’ex-Sominki

Le 29 mars 2019, cela faisait exactement 22 ans depuis la Sominki Sarl avait été liquidée.

Sa dissolution avait été décidée par l’Assemblée Générale Extraordinaire des actionnaires de la SOMINKI Sarl, laquelle avait été substituée par la SAKIMA Sprl. Et le 6 mai 1997, le Décret n° 0035 autorisait la fondation de la SAKIMA Sarl à laquelle était cédés tous les titres et concessions de la SOMINKI dissoute.

Ils sont plus de 3700+ agents de l’ex-Sominki actuellement SAKIMA. Ils sont éparpillés dans les zones de Pangi, Kailo, Punia et Lubutu qui ont besoin d’une assistance sociale et humanitaire.

En 2005, le Gouvernement Congolais a cédé un nombre des concessions minières principalement d’or au Maniema et au Sud-Kivu de la Société SAKIMA au groupe BANRO CORPORATION pour régler à l’amiable un conflit avec la république.

Ledit accord demande à BANRO à l’article 5 d’assurer la liquidation de l’Ex-SOMINKI. Cette obligation contractuelle n’a jamais été appliquée et surtout la SAKIMA jusque là continue à traverser une période de vache-maigre.

L’article 5 de ce règlement à l’amiable stipule « BANRO s’engage, en tant qu’actionnaire majoritaire de SOMINKI en liquidation, à obtenir la clôture de la liquidation de cette société sous réserve de recouvrement par SOMINKI en liquidation de ses créances sur l’Etat, dont le montant sera déterminé par une commission ad hoc. Par ailleurs, les parties précisent que les différentes créances y compris celles des travailleurs de la SOMINKI en liquidation seront payées avec les produits de cette liquidation. »

Cette population est contrainte à vivre dans la misère la plus noire possible, qui est la raison principale des multiples cas de décès des agents, leurs épouses, leurs enfants et leurs dépendants.

A cette date, certaines sources affirment la mort de plus de 217 agents sans compter les membres des familles et les dépendants. Moins de 10% de ces agents ex-SOMINKI continuent à scolariser les enfants et à soutenir les soins de santé des membres de leurs familles.
Ces derniers ont vendu tous leurs biens pour couvrir les différentes situations de vie et aujourd’hui ils n’ont rien et absolument rien à recourir en cas de nécessité pour les besoins de la famille.

Il est à noter également que ces agents e-SOMINKI se retrouvent dans des zones d’exploitation minière artisanale où le coût de vie est plus élevé et il n’y a pas assez d’alternative pour vivre en dehors de l’artisanat minier. Toute cette zone est dominée par les ex-combattants maï-maï auto démobilisés qui momentanément créent de l’insécurité.

Cette souffrance arrive à diviser les familles ; lancées à la prostitution, les femmes et même les filles mineures, les jeunes garçons sont convertis aux creuseurs artisanaux et aux prostituées, les personnes âgées sont abandonnées à leur triste sort, dans l’ensemble, tous sont exposés au VIH/SIDA et aux IST, …

Intervenant sur Radio Okapi en avril 2014, le représentant des travailleurs de cette société, Jean Zabakulu a déclaré:

«Le 29 mars 1997, la Sominki a été dissoute et mise en liquidation. Curieusement, tous les expatriés ont été désintéressés et une infime minorité des Congolais triés au choix de l’employeur. Tous les autres, soit cinq mille travailleurs, croupissent dans la misère dans laquelle Banro nous a plongés.»

Le 29 mars 1997, l’Assemblée Générale Extraordinaire des actionnaires de la SOMINKI Sarl décidait de la dissolution et liquidation de la SOMINKI, laquelle avait été substituée par la SAKIMA Sprl. Et le 6 mai 1997, le Décret n° 0035 autorisait la fondation de la SAKIMA Sarl à laquelle était cédés tous les titres et concessions de la SOMINKI dissoute.

L’histoire de la SOMINKI date des années 1920 lorsque le Baron belge Edouard EMPAIN avait débuté des prospections minières à l’Est du Congo-Belge, prospections qui devaient aboutir à la création d’une compagnie à charte coloniale dénommée MINIERE DES GRANDS LACS AFRICAINS (MGL).

L’exploitation de ces mines devait financer la construction du chemin de fer du moyen Lualaba joignant la province du Katanga à la province Orientale en passant par la province du Kivu.

En 1969, MGL fusionna avec 3 autres sociétés minières de l’ex-Kivu : la KIVUMINES, la PHIBRAKI et la COBELMIN. La Direction Générale de la société née de cette fusion était installée à Kamituga mais le personnel qualifié de la COBELMIN venu du Maniema (Kindu, Kaïlo, Moga, Kasese, Kampene, Lulingu) avait supplanté le personnel de la MGL et de la KIVUMINES.

C’était le début de l’ascension fulgurante de Monsieur Alexis Thambwe Mwamba qui était venu de la COBELMIN/Kindu comme Chef du Personnel de la société. Thambwe Mwamba a néanmoins eu le mérite de recruter à Kamituga, pour l’administration de la société au Maniema, de jeunes diplômés des humanités et de jeunes universitaires venus de Lovanium après les manifestations des étudiants matés dans le sang par Monsieur Mobutu en juin 1969.

En mars 1976, une nouvelle société minière du Kivu (SYMETAIN), décida de rejoindre les 4 sociétés minières de l’ex-Kivu qui avaient déjà fusionné en 1969. Cette nouvelle fusion donna naissance à une société à capitaux mixtes dénommée Société Minière et Industrielle du Kivu, SOMINKI en sigle.

Lubutu : 6 à 7 kg d’or volés,  les opérateurs économiques manifestent

Lubutu : 6 à 7 kg d’or volés, les opérateurs économiques manifestent

À Lubutu, les opérateurs économiques ont organisé des manifestations ce jeudi. Ils protestent contre le vol d’un colis valeur à l’aérodrome de Kapinga mercredi.

Ce jeudi matin, boutiques et magasins sont restées fermées. Ces operateurs économiques sont entrain de manifester en ce moment même.

Lubutu est une commune rurale chef lieu du territoire portant le même nom dans le Nord de la province du Maniema. La zone est réputée pour sa richesse de ses ressources minières notamment de l’or. Une milice des maï-maï Simba du Chef de Guerre, le Général Mando opère dans cette zone au Parc National de Maiko.

Selon Jean Babel, Bourgmestre de cette commune rurale joint par Kinduinfo.net, des hommes armés, qui seraient de la Police Nationale Congolaise, ont fait irruption à l’aérodrome de Kapinga, tiré plusieurs coup de balle en l’air avant de prendre la fameux colis valeur qui était à destination de Goma et s’évader dans la nature

Joint par Kinduinfo.net, Hugo Assani Journaliste et Directeur de la Radio Umoja de Lubutu qui cite le responsable des opérateurs économiques locaux, parle de 6 à 7 kilogrammes d’or et d’une importante somme d’argent volés.

Le bourgmestre de la commune rurale renseigne que 5 présumés complices sont arrêts pour raison d’enquête.