Urgent Maniema : Banro cherche à vendre sa mine d’or de Namoya à cause de l’insécurité

Selon une dépêche de Reuters d’hier vendredi, le mineur canadien Banro Corporation cherche à vendre sa mine d’or de Namoya située au Maniema dans l’est du Congo.

Pour expliquer sa décision, le président de Banro accuse le gouvernement de n’avoir pas amélioré la sécurité dans la région à la suite d’un enlèvement de personnel l’année dernière.

D’après Brett Richards, les attaques répétées des milices locales (Maï-Maï) ont contraint Banro à suspendre ses opérations sur plusieurs de ses sites au Maniema.

À signaler que La société aurifère a déjà vendu sa mine de Twangiza à l’actionnaire minoritaire Baiyin International Investments de Chine, pour renflouer ses finances.

Banro avait acquis de manière controversée les anciennes concessions minières de la Sominki.
Plusieurs Ongs dénoncaient aussi le régime juridique de Banro. Une convention particulière qui lui donnait beaucoup des droits au lieu du régime général du code minier.

Les Maï-Maï Malaïka, dirigés par le chef de guerre Cheik Hassan Huzaifa Mitende, sont très actifs au Maniema.
Ils dénoncent le pillage de leurs ressources naturelles par Banro.

Salamabila : les FARDC prennent le contrôle de Kimbanseke, la milice malaika retranchée vers Matchapano

Salamabila : les FARDC prennent le contrôle de Kimbanseke, la milice malaika retranchée vers Matchapano

Les tires viennent de cesser dans le centre de Salamabila, une commune rurale située au Sud de la province du Maniema.

Toute la journée, la situation est restée tendue dans l’entité suite à l’affrontement entre les Forces Armées de la RDC et la milice locale malaika.

Selon des sources locales, les tires viennent de cesser dans le centre et les Militaires loyalistes semblent avoir pris le contrôle de la commune rurale où la milice a réussi à opposer une forte résistance aux éléments des FARDC depuis 10 heures.

« Les tires viennent de cesser en ce moment [Ndlr : 19 heures 35 minutes]. C’est la milice qui occupait tout le quartier Kimbanseke où je suis. Vers 17 heures les tires se sont multipliés durant plus de 30 minutes. Juste après nous voyons à travers les fenêtres défiler maintenant les militaires FARDC. Dans la journée, c’est la milice que nous voyions en position de tire à travers nos fenêtres. Nous sommes restés dans nos maisons et n’avons pas mangé depuis. Les enfants n’arrivent pas à supporter la famine. Nous allons passer nuit affamés. Nous n’avons pas le choix. » a déclaré à Actualite.cd un journaliste d’une chaîne locale qui reste caché chez lui.

La même source renseigne que des tirs sont désormais entendus vers Matchapano, le siège de la milice.

« Maintenant, les tires à l’arme lourde sont entendus du côté de Matchapano. Les militaires FARDC semblent les avoir suivi là bas. Je ne sais vous dire avec précision ni vérifier cela parce que je suis à la maison et je ne sais pas sortir pour ne pas être confondu à la milice. » indique notre source.

Des violents affrontements ont éclaté ce samedi 11 janvier 2020 entre les Forces armées de la RDC et les miliciens Mai-Mai Malaika dans la localité de Salamabila (territoire de Kabambare) au sud de la province du Maniema.

Des tirs à l’arme lourde et légère ont été entendus à Salamabila toute la journée de samedi depuis 10 heures heures locales. Les habitants sont restés terrés chez eux.

La milice locale Malaika cohabite avec les forces armées de la RDC depuis quelques mois à Salamabila dans le cadre du processus de désarmement amorcé par les autorités.

Une source de l’église catholique a renseigné à Kinduinfo.net dans la journée
qu’une vive tension s’observe depuis trois jours sur place après l’affectation d’un nouvel officier (colonel) des FARDC en remplacement d’un autre officier du rang de colonel décédé de suite d’une maladie.

Les miliciens Mai-Mai Malaika sont actifs à Salamabila depuis près de quatre ans sous la direction de Cheik Hassan Uzaifa Mitende. Ils procèdent aux kidnappings et aux attaques armées dans la zone. Cette insécurité a notamment poussé la firme canadienne Banro qui exploite l’Or à Salamabila de plier bagage.

Maniema : les Agents de Namoya Mining manifestent dans les rues de Kindu

Maniema : les Agents de Namoya Mining manifestent dans les rues de Kindu

Une dizaine d’agents de la Société Namoya Mining SA filiale de Banro Corporation ont marché ce jeudi dans les rues de la ville de Kindu au Maniema pour solliciter l’implication des autorités provinciales pour la reprise des activités de cette société.

Leur marche de révendication a chuté au Gouvernorat provincial du Maniema, où ils ont lu et remis au Vice-gouverneur un mémorandum produits par une synergie de trois syndicats des travailleurs de cette société.

Banro Corporation a suspendu les activités de 4 de ses filiales à l’Est de la RDC, notamment celle de Salamabila pour des raisons sécuritaires.

Selon ces agents, la suspension des activités d’exploitation par Namoya Mining SA à Salamabila a des retombées négatives sur tous les plans dans la province du Maniema.

Pour eux, Namoya Mining SA constitue l’unique société minière sur qui le Maniema peut compter du fait que :

« – Des milliers des familles et leurs dépendants vivent des rémunérations tirées de cette compagnie.

– Les différents services de l’Etat réalisent d’énormes ressources à partir des taxes qu’elle libère.

– Les entités territoriales décentralisées ne sont pas en reste ;

– Les travaux effectués par celle-ci se rapportant aux infrastructures routières favorisent le désenclavement de la province du Maniema et facilitent la circulation des personnes, des biens et des habitants de toutes les provinces issues du démembrement de l’Ex-Kivu, pour ne citer que cela. » peut-on lire dans ce mémorandum remis au Vice-gouverneur de province.

Ces agents sollicitent auprès du Gouverneur de province de barrer la route à toute démarche tendant à mettre fin aux activités de cette société et sauver de justesse ces âmes qui tirent leurs raisons d’être de cette entreprise.

 » De faciliter toute négociation tendant à privillégier les intérêts des uns et des autres, dans la limite de l’acceptable. D’être notre porte-parole fidèle auprès de Son Excellence Monsieur le Président de la RDC, pour son implication infaillible en vue de la matérialisation de ce souhait, du reste légitime son seulement à la Province du Maniema, mais à la nation toute entière  » écrivent-ils au Gouverneur.

Reçu par le Vice-gouverneur, Jean-pierre Amadi les a rassuré que l’Exécutif Provincial du Maniema s’emploie à ce que la paix soit rétablie dans la commune rurale de Salamabila, mais aussi préserver l’emploi de ces agents.

« Nous vous rassurons que nous ne cesserons de ménager les efforts pour que dans un avenir proche Namoya Mining puisse reprendre ses activités dans le territoire de Kabambare » a dit Jean-pierre Amadi aux manifestants sous les acclamations de ce dernier.

Namoya Mining SA dispose d’une usine d’exploitation de l’or à Salamabila dans le territoire de Kabambare au Sud de la province du Maniema, zone en proie à l’insécurité provoquée par la milice locale Malaïka du Cheik Hassan Mitende Uzaifa. La communauté locale accuse Namoya Mining de ne pas respecter son cahier de charge et exige qu’une portion de la concession minière lui soit accordée pour l’exploitation artisanale de l’or.

RDC : Banro suspend ses opérations à Salamabila et deux autres mines suite à l’insécurité

RDC : Banro suspend ses opérations à Salamabila et deux autres mines suite à l’insécurité

Carrière de Mwendamboko cédé par Namoya Mining SA. Photo by Chris Milosi

Le groupe Banro a décidé de suspendre les opérations de certaines de ses filiales entre autres Namoya Mining SA, Lugushwa Mining SA, Kamituga Mining SA et Banro Mining Congo SA ainsi que les contrats de travail de tous leurs employés en raison d’un cas de force majeure conformément à l’article 57 point 8 du Code du travail congolais.

Banro est une société aurifère canadienne, qui exploite des mines en République démocratique du Congo.

Cette nouvelle a été rendue publique dans une note d’information publiée ce 25 septembre 2019 et signée par Brett A. Richards, président et directeur de Banro corporation.

Les mines touchées par cet arrêt sont situées dans les provinces du Sud-Kivu et du Maniema en République démocratique du Congo.

D’après la note d’information, les autorités du pays ont été informées par Banro de nombreuses difficultés sécuritaires sur le site minier de Namoya, notamment des attaques et des enlèvements de la part de groupes armés.

Suite au kidnapping de quatre de ses agents le vendredi 26 juillet 2019, le président et directeur de Banro corporation avait été contraint de signer un Protocole avec le chef rebelle Sheikh Hassan Huzaifa Mitende (qui dirige la milice Maï Maï Malaïka, très actif dans le sud de la province du Maniema) afin d’obtenir la libération de 4 agents de Namoya Mining SA kidnappés par cette milice.

Cet accord consistait pour Banro à laisser temporairement une partie de sa concession minière aux communautés locales afin de leur permettre d’exploiter l’or artisanalement. Après la libération des otages, Banro a dénoncé ce protocole d’accord et le fait que Sheikh Hassan et sa milice Maï Maï aient pris le contrôle de la coopérative des mineurs artisanaux.

Banro regrette également la volonté affichée de cette milice de reprendre le contrôle des mines de Namoya Mining SA et de ses intimidations. Selon Banro, la sécurité de ses employés est compromise et elle craint de nouveaux kidnappings et des assassinats comme cela c’était déjà produit par le passé.

Par conséquent, au regard des menaces proférées par ces rebelles sur les employés de Banro et de leurs capacités de nuisance, Banro suspend ses activités dans les sites miniers de Namoya, Lugushwa et Kamituga jusqu’à nouvel ordre. Seul le site minier de Twangiza Mining SA au Sud-Kivu n’est pas concerné par cette mesure.

Cette décision du groupe Banro  laisse plus de 800 employés de ces sites miniers au chômage.

Salamabila : le deux otages étrangers toujours entre les mains de la milice

Salamabila : le deux otages étrangers toujours entre les mains de la milice

Deux congolais parmi les 4 otages de la société Namoya ont été libérés ce mardi soir par la milice malaïka. Le deux étrangers, un Sud-Africain et un Zimbabwéen sont toujours entre les mains des assaillants. Des sources locales à Salamabila indiquent les deux otages ont été remis par le Gouverneur à la société Namoya Mining.

«Nous confirmons la libération de ces deux compatriotes et attendons la libération des deux autres otages», a déclaré à l’AFP le capitaine Dieudonné Kasereka, porte-parle de l’armée dans la région cité par lefigaro.

Le Vice-premier Ministre de l’intérieur, Basilo Olongo a conduit le dimanche dernier à Salamabila au Sud de la province du Maniema 10 personnes ayant bénéficié d’une grâce présidentielle, a appris ce mardi Kinduinfo.net des sources locales.

Soupçonnées proches de la milice Malaïka, ces personnes avaient été arrêtées il y a environ deux ans et conduites à la prison de Angenga dans l’Ex Equateur.

Accompagné du Gouverneur de province, la Présidente de l’assemblée provinciale et la notabilité de cette partie du Maniema, Basilo Olongo accueilli par des centaines de personnes à Salamabila a déclaré que la libération de ces personnes est une réponse aux cris de détresse adressés par cette communauté locale au sujet de leurs proches arrêtés.

« le Président de la République a entendu et répondu à vos cris de détresse et tout ce dont vous avez été victime à cause de vos revendications. C’est pourquoi le Président de la République a ordonné que le 10 personnes arrêtées ici soient relâchées. » a dit Basile Olongo, Patron de l’intérieur en RDC.

Il est reparti vers Goma le même dimanche, a appris Kinduinfo.net d’un membre de la société civile de Salamabila. Seul le Gouverneur, la présidente de l’assemblée provinciale et d’autres notabilités sont encore en séjour à Salamabila, apprend-on de la même source.

Namoya Mining SA est une société de droit canadien qu] exploite de l’or au Sud de la province.

La zone est en proie à l’insécurité depuis trois causée par une milice locale du Cjef (e guerre Hassan Huzaifa Mitende.
La communauté locale accuse la société Namoya Mining de ne pas respecter les clauses du cahier de charge.