Maniema engagée dans la conservation de la biodiversité dans le territoire de Punia

Maniema engagée dans la conservation de la biodiversité dans le territoire de Punia

La coordination provinciale de l’Environnement et Développement Durable du Maniema s’est dit engagée à accompagner les communautés du secteur des Babira-Bakwame dans la conservation de la biodiversité dans le territoire de Punia, dans la partie Nord de la Province du Maniema.

Selon Kabobo Mubwana, cette structure est prête à encadrer les communautés de la contrée dans la conservation des concessions forestières de Bongo Mea,de Ona et de Banamea qui ont chacune une superficie d’au moins cinquante(50) mille hectares.

ACP

Maniema : lancement officiel à Kindu de la campagne «Maniema grenier de la RDC»

Maniema : lancement officiel à Kindu de la campagne «Maniema grenier de la RDC»

Le ministre provincial de l’Agriculture, Pêche et Elevage du Maniema, Kanefu Sumaili John, a présidé samedi  à Kindu, la cérémonie du lancement officiel de la campagne «Maniema grenier de la RDC» par le Conseil provincial des opérateurs semenciers de la province.

Pour Mubengwa Amisi Mathieu, président provincial du Conseil provincial des opérateurs semenciers, quinze(15) structures membres ont bénéficié des semences agricoles, notamment de maïs et paddy dans le but de matérialiser le programme quinquennal du gouverneur de la Province du Maniema Auguy Musafiri qui entend faire du Maniema le grenier agricole du pays, comme par le passé.

C’est dans ce contexte que le ministre provincial de l’Agriculture a loué cette initiative ? avant de promettre à cette structure l’accompagnement sans faille du gouvernement provincial pour la pérennisation de cette campagne.

ACP

Maniema : les miliciens accusés de se servir du parc de la Lomami comme « alibi » pour alimenter l’insécurité

Maniema : les miliciens accusés de se servir du parc de la Lomami comme « alibi » pour alimenter l’insécurité

Le responsable du parc national de la Lomami a réagi dimanche aux revendications d’un groupe des miliciens opérant dans cette aire protégée. 

Pour expliquer leur lutte armée, les miliciens ont affirmé il y a peu, qu’ils se battent pour que l’Institut Congolais pour Conservation de la Nature (ICCN) développe des activités alternatives pour leur survie, mais aussi des projets d’intérêts communautaires notamment : la construction des routes, des écoles et hôpitaux.

Mais le chef intérimaire du parc national de la Lomami n’est pas d’avis. Nkulu Kalala, estime que les miliciens utilisent le parc comme « alibi » afin de semer l’insécurité dans la région.


« Nous disons que les miliciens se servent du parc comme alibi, alors que leurs motivations sont ailleurs. Ils ont tout le temps de développer d’autres activités. Le Balanga est un secteur où les conflits fonciers ne peuvent pas se créer parce que la densité de la population est faible et il y a des vastes espaces de forêt. Les jeunes peuvent se donner à l’agriculture, à la pêche et même à la chasse, parce qu’il y a une vaste zone tampon où c’est possible de mener toutes ces activités. », a dit le chef intérimaire du parc national de la Lomami.


Il a énuméré les revendications des miliciens : « Ils veulent qu’on réhabilite la route de Dingi vers Bafundo, qu’on construise des infrastructures de base, l’installation des réseaux de communication, ils veulent même qu’on recrute les balanga à certains postes de commandement au sein de l’ICCN, ces revendications ne sont pas mauvaises, mais pour ça il fallait prendre les armes ? Ne pouvaient-ils pas le faire autrement ? Si ces jeunes gens voulaient revendiquer les intérêts de Balanga, pourquoi ils marchent contre les intérêts de ce même peuple ? Ils sont en train de violer des femmes, tuer, piller et tracasser leurs frères. C’est pourquoi, nous disons que le parc est un alibi », a conclu Nkulu Kalala.

Le gouvernement provincial du Maniema a récemment appelé les miliciens actifs dans ce parc de la Lomami à la table de négociation.

« Il est temps de dialoguer et non pas de continuer à faire des exactions contre les civils. C’est pourquoi nous leur tendons la main. Nous les invitons à la table de négociation. S’ils refusent de venir, c’est leur problème, ils devront faire face à l’armée », avait dit Roger Kimbwassa Sheri, ministre provincial de l’intérieur et sécurité au Maniema.

Maniema : les miliciens accusés de se servir du parc de la Lomami comme « alibi » pour alimenter l’insécurité

Kaïlo : « Le parc national de la Lomami n’est pas à l’origine de l’insécurité dans le secteur des Balanga » selon le chef de site du parc

L’espace sur la carte avec la couleur verte opaline est le parc national de la Lomami. L’autre espace est la zone tampon réservée aux communautés riveraines pour les activités d’exploitation de la forêt. Photo avec l’autorisation du Parc National de la Lomami.

Le Gestionnaire du Parc National de la Lomami n’est pas d’avis que l’on dise que cette aire protégée soit à l’origine de l’apparition de la milice active dans cette entité depuis quelques mois.

Cette milice locale conduite par un certain Bernard exige à l’Institut Congolais pour Conservation de la Nature le développement des activités alternatives pour leur survie, mais aussi la promotion de projets d’intérêts communautaires notamment : la construction des routes, des écoles et hôpitaux.
Nkulu Kalala, Chef de site intérimaire du parc, a déclaré à Actualite.cd que ces miliciens se servent du parc comme alibi pour justifier leurs exactions contre les populations locales.

« Nous disons que les miliciens se servent du parc comme alibi, alors que leurs motivations sont ailleurs. Ils ont tout le temps de développer d’autres activités. Le balanga est un secteur où les conflits fonciers ne peuvent pas se créer parce que la densité de la population est faible et ont de vastes espaces de forêt. Les jeunes peuvent se donner à l’ agriculture, à la pêche et même à la chasse, parce qu’il y a une vaste zone tampon où c’est possible de mener toutes ces activités. Voici les revendications faites quand nous nous sommes rendus à ICTHUKU. Ils veulent qu’on réhabilite la route de Dingi vers Bafundo, qu’on construise des infrastructures de base, l’installation des réseaux de communication, … ils veulent même qu’on recrute les balanga à certains postes de commandement au sein de l’ICCN, ces revendications ne sont pas mauvaises, mais pour ça il fallait prendre les armes ? Ne pouvaient-ils pas le faire autrement ? Mais lorsqu’ils prennent les armes, nous nous disons qu’ils ont aminé d’autres mobiles guidant leurs actions. Si ces jeunes gens voulaient revendiquer les intérêts de Balanga, pourquoi ils marchent contre les intérêts de ce même peuple ? Ils sont entrain de violer des femmes, tuer, piller et tracasser leurs frères. Qu’est-ce qu’est-ce que cette population à voir avec le parc. C’est pourquoi, nous disons que le parc est un alibi » insiste Nkulu Kalala.

Ce dernier a précisé que le Parc National de la Lomami est l’un des parcs dont la création a connu la participation des toutes les communautés concernées, qui après consultations ont donné leur consentement libre.
« Dans toute société, les incompréhensions ne manquent jamais. Ce parc a été créé d’une manière participative, avec le concours des autorités locales et de la population. Le Parc n’a pas existé subitement, il y a des recherches qui ont été effectuées depuis 2007 par Lukuru, une ong de droit américain, associant certains chercheurs des universités congolaises.Il y a des négociations et sensibilisations des populations locales qui ont accepté que ce parc existe. Ce parc était souhaité et voulu par tout le monde. Des cérémonies coutumières ont été organisées et tenues. C’est en 2016 que le décret portant création du parc a été signé par Matata Ponio, Premier Ministre Honoraire de la RDC et fils du Maniema. Tout le monde a accepté que le parc devait exister» rappelle Nkulu Kalala.

Et d’ajouter :

« Effectivement c’est un jeune parc crée selon les normes standards avec un vaste espace appelé zone tampon de 21 017 km2 entourant le parc ou les gens peuvent s’adonner à plusieurs autres activités de survie. Elle peut y faire l’agriculture, pêche même la chasse tout en protégeant les espèces totalement protégées. Le parc là où il a été érigé, est une étendue qui était inhabitée, ça veut dire que la population locale peut développer encore d’autres activités [dans ces zones tampon] comme elle le faisait auparavant. » insiste-t-il.

En fin, Nkulu Kalala a rappelé que certaines activités d’intérêt communautaire ont été développées dans cette entité :

« Nous sommes encore un jeune parc, mais on sait qu’avec Lukuru, il y a eu quelques initiatives de pisciculture qui ont été développées dans certaines localités. Dans le Balanga Ouest, il y a eu construction d’une école. Avec des partenaires, nous avons mis en place des activités de formation sur des petits métiers afin que la population puisse avoir la possibilité d’accéder à certains ressources en faisant autres choses. »conclu t-il.

Pour rappel, ces miliciens ont assassinés en juillet 2019 un agent de Géo First, un sous traitant spécialisé dans la cartographie participative.

Le parc national de la Lomami est un parc national situé dans la République démocratique du Congo en Afrique centrale.

Situé dans le milieu du bassin de la rivière Lomami, il est à cheval sur les provinces de Tshopo et de Maniema avec un léger chevauchement dans les forêts des bassins des rivières Tshuapa et Lualaba.

Le parc national a été officiellement déclarée le 19 juillet 2016. C’est le 9e parc national du pays et le premier à être créé depuis 1992.

Le Parc national de la Lomami se compose de 8 879 km2 (887 900 hectares) de forêts humides tropicales de basses terres avec des îles de savane dans le sud et des collines à l’ouest.

Il est à la maison à plusieurs niveaux national espèces endémiques, y compris le bonobo, l’okapi, le paon du Congo, et un’espèce récemment découverte de primates appelée Lesula, ainsi que le rare cercopithèque dryade connu localement comme inoko.

Une importante population d’éléphant de forêt d’Afrique est encore protégée dans la partie nord du parc.

RDC : Banro suspend ses opérations à Salamabila et deux autres mines suite à l’insécurité

RDC : Banro suspend ses opérations à Salamabila et deux autres mines suite à l’insécurité

Carrière de Mwendamboko cédé par Namoya Mining SA. Photo by Chris Milosi

Le groupe Banro a décidé de suspendre les opérations de certaines de ses filiales entre autres Namoya Mining SA, Lugushwa Mining SA, Kamituga Mining SA et Banro Mining Congo SA ainsi que les contrats de travail de tous leurs employés en raison d’un cas de force majeure conformément à l’article 57 point 8 du Code du travail congolais.

Banro est une société aurifère canadienne, qui exploite des mines en République démocratique du Congo.

Cette nouvelle a été rendue publique dans une note d’information publiée ce 25 septembre 2019 et signée par Brett A. Richards, président et directeur de Banro corporation.

Les mines touchées par cet arrêt sont situées dans les provinces du Sud-Kivu et du Maniema en République démocratique du Congo.

D’après la note d’information, les autorités du pays ont été informées par Banro de nombreuses difficultés sécuritaires sur le site minier de Namoya, notamment des attaques et des enlèvements de la part de groupes armés.

Suite au kidnapping de quatre de ses agents le vendredi 26 juillet 2019, le président et directeur de Banro corporation avait été contraint de signer un Protocole avec le chef rebelle Sheikh Hassan Huzaifa Mitende (qui dirige la milice Maï Maï Malaïka, très actif dans le sud de la province du Maniema) afin d’obtenir la libération de 4 agents de Namoya Mining SA kidnappés par cette milice.

Cet accord consistait pour Banro à laisser temporairement une partie de sa concession minière aux communautés locales afin de leur permettre d’exploiter l’or artisanalement. Après la libération des otages, Banro a dénoncé ce protocole d’accord et le fait que Sheikh Hassan et sa milice Maï Maï aient pris le contrôle de la coopérative des mineurs artisanaux.

Banro regrette également la volonté affichée de cette milice de reprendre le contrôle des mines de Namoya Mining SA et de ses intimidations. Selon Banro, la sécurité de ses employés est compromise et elle craint de nouveaux kidnappings et des assassinats comme cela c’était déjà produit par le passé.

Par conséquent, au regard des menaces proférées par ces rebelles sur les employés de Banro et de leurs capacités de nuisance, Banro suspend ses activités dans les sites miniers de Namoya, Lugushwa et Kamituga jusqu’à nouvel ordre. Seul le site minier de Twangiza Mining SA au Sud-Kivu n’est pas concerné par cette mesure.

Cette décision du groupe Banro  laisse plus de 800 employés de ces sites miniers au chômage.

Maniema : un léopard crée la psychose au groupement de Lokongo, en territoire de Kailo

Maniema : un léopard crée la psychose au groupement de Lokongo, en territoire de Kailo

Photo d’illustration.

Les habitants de Lokongo, chef-lieu du groupement de même nom, en secteur des Wasongola, situé au PK 8 de la ville de Kindu, sur l’axe routier Kindu-Kalima, vivent ce dernier temps dans la psychose créé par un léopard qui fait des apparitions à chaque tombée de nuit.

Selon les villageois de Lokongo, cet animal féroce dévore des chèvres, la nuit, créant la panique au sein de la population à son hurlement. Eprise de peur la population qui ne sait à quel saint se vouer, s’enferme dans les cases pour ne constater que la mort de plusieurs chèvres égorgées par la bête.

Les habitants de Lokongo lancent un SOS à l’endroit des autorités compétentes afin de pallier cette situation qui risque de les appauvrir car l’élevage constitue la principale source de revenus dans cette partie du territoire national.